C’est en 1994, au cours de leur cycle de perfectionnement au CNSM de Paris, que Juliette Hurel et Hélène Couvert décident de travailler ensemble et de former un véritable duo.
Elles remportent alors plusieurs prix internationaux : le Premier Prix du Xème concours international de sonate de Vierzon (mai 1996), le Prix Spécial « Albert Roussel » du concours international de Musique de Chambre de Paris (novembre 1996), le prix « héritage musical » du Forum de Normandie (décembre 1996).
Si le public adore Hélène Couvert, c’est parce qu’elle est sur scène comme dans la vie : rayonnante, intense, adepte d’une liberté que seule autorise une parfaite maîtrise de l’instrument et des œuvres. Sa joie de jouer, son approche jubilatoire du concert et son émerveillement toujours neuf face à la musique sont autant de bonheurs qu’elle sait faire partager à ceux qui l’écoutent. Jamais elle ne laisse son public sur le pas de la porte …
Née dans une famille dont le quotidien est nourri et rythmé par la Musique, c’est tout naturellement qu’elle entre au CNSM de Paris dans la classe de Dominique Merlet.
La suite se joue sur les rives du lac de Côme, à la fondation Theo Lieven où elle séjourne durant un an, recevant, tout comme une poignée de jeunes gens triés sur le volet, les conseils de Dimitri Bashkirov, Andreas Staier, Alicia de Larrocha, … et, surtout, Léon Fleisher qui, enthousiasmé par son interprétation de la sonate en mi bémol majeur de Haydn, lui a permis d’être choisie pour cette retraite italienne.
Restée très proche de ce pianiste qu’elle vénère, elle vient un jour lui soumettre quelques sonates de Haydn qu’elle projette d’enregistrer. Le disque, son premier en solo, sort en 2002 chez Zig-Zag Territoires. Une nouvelle fois, Haydn porte chance à la jeune pianiste : la critique, dithyrambique, est à la hauteur de sa version aussi originale qu’accomplie. Suivra, peu après, un disque Beethoven tout aussi exaltant.
En musique de chambre, elle a réalisé avec le même bonheur plusieurs disques avec Juliette Hurel et le violoncelliste Henri Demarquette.
Mais c’est aussi et surtout sur scène que se construit la carrière de cette jeune femme ouverte aux autres et chaleureuse. Elle accomplit donc le parcours obligé des grands festivals (La Roque d’Anthéron, Piano en Valois, Festival de Radio France et de Montpellier, …), part en tournée aux Pays-Bas, en Espagne, à Hong Kong, en Lituanie, en Pologne et se produit en France avec différents orchestres. En solo, en musique de chambre ou avec orchestre, elle ne joue que ce qu’elle aime vraiment, préférant laisser de côté ou pour plus tard les œuvres dans lesquelles elle pense ne rien avoir de nouveau à apporter.
Gabriel FAURE (1845-1924)
Pièce
Sicilienne
Morceau de concours
Fantaisie
Olivier MESSIAEN (1908-1992)
Le merle noir
Charles-Marie WIDOR (1845-1937)
Suite
Claude DEBUSSY (1862-1918)
Syrinx
La terrasse des audiences au clair de lune
Prélude à l’après-midi d’un faune (transcription Gustave Samazeuilh)
Francis POULENC (1899-1963)
Sonate